Les Caprices de Marianne
Par une nuit chargée de secrets, le jeune Cœlio aime en silence la belle et vertueuse Marianne. Trop timide pour se déclarer, il confie son amour à son ami Octave, libertin brillant et imprévisible, chargé de parler pour lui… au risque de tout faire basculer. Mais Marianne est mariée à Claudio, juge austère et jaloux, bien décidé à faire taire ces audacieux prétendants.
Sous les airs d’une comédie amoureuse, Les Caprices de Marianne dévoile un monde cruel où le désir se heurte aux masques sociaux, au pouvoir et à la peur de vivre.
Une comédie aux accents tragiques, où l’on rit parfois — avant que la nuit ne se referme.
Note d’intention — Maxime Taite
Les Caprices de Marianne, D’Alfred de Musset est une pièce qui parle de ce qui ne se dit pas. De ces élans empêchés, de ces aveux qui n’arrivent jamais, de ces désirs qui se heurtent au silence — jusqu’à devenir tragiques.
Ce qui m’a profondément touché, c’est cette impossibilité de se rencontrer. Les personnages s’aiment, se cherchent, se frôlent, mais ne parviennent jamais à se dire, à se révéler entièrement. Et dans cet espace laissé vide par les mots, quelque chose se brise. J’ai eu envie de raconter ces êtres-là, cette jeunesse-là : des êtres traversés par des contradictions, par des élans contraires, incapables de faire coïncider ce qu’ils ressentent et ce qu’ils montrent. Coelio, Octave, Marianne — aucun n’est stable, aucun n’est simple. Tous sont pris dans une tension permanente entre le désir et la retenue, entre l’élan et la chute.
Alors, la mise en scène est partie du corps. Parce que lorsque les mots échouent, il reste le corps. Le corps qui hésite, qui se tend, qui se retient ou qui déborde.
L’espace s’est imposé comme un lieu fragmenté, expressionniste. Un monde sombre, traversé de failles, où les personnages semblent évoluer toujours à la recherche de la lumière.
La lumière y occupe une place centrale. Elle ne vient pas simplement éclairer, mais révéler. Manipulée par les acteurs eux-mêmes, elle devient un prolongement de leur état intérieur — fragile, instable, mouvante. Elle dessine des espaces intimes, isole, rapproche, dévoile ou dissimule.
Ce travail est né d’une envie simple : donner à voir une jeunesse qui ressent trop, mais qui ne parvient pas à dire. Une jeunesse qui aspire à une forme de pureté dans les sentiments, mais qui se heurte à un monde qui la contraint, la déforme, ou la fait taire.
Car au fond, Les Caprices de Marianne raconte peut-être cela : le moment où l’on comprend qu’aimer ne suffit pas — et que ce qui ne se dit pas finit toujours par nous échapper.
Soutiens
Ville d’Angers — Ville de Bouchemaine — TMA — ASTA — Théâtre Beaux-Arts Tabard — Théâtre du Passeur
Direction Artistique
Artistes Interprètes
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Prochaines dates
Dates passées
2026
08 janvier - Salle Claude Chabrol - Angers (49)
08 janvier - Salle Claude Chabrol - Angers (49)
2025
11 octobre - Boîtes à Culture - Bouchemaine (79)
27 avril - Espace Ronsard - Le Lude (72)
19 janvier - Théâtre de la Halle au Blé - La Flèche (72)
2024
11 au 13 octobre - Théâtre du Passeur - Le Mans (72)
05 et 06 octobre - Théâtre du Passeur - Le Mans (72)
30 mai au 02 juin - Théâtre Beaux-Arts Tabard - Montpellier (34)
19 mars - Les Folies Angevines - Angers (49)
04 janvier - Les Folies Angevines - Angers (49)
2023
07 au 09 décembre - Théâtre Le Petit Manoir - Asnière-sur-Seine (92)
27 et 28 octobre - Théâtre de l'Avant-Scène - Trélazé (49)
19 au 22 octobre - Théâtre Beaux-Arts Tabard - Montpellier (34)