Le Chien, la nuit & le couteau
M se retrouve soudainement dans une ville vide où le réel vacille et l’étrange s’immisce à chaque coin de rue. Autour de lui, des passants hostiles, un chien affamé, une menace invisible qui le traque. Fuir ou combattre ? Rêve ou cauchemar ?
Une plongée vertigineuse dans un monde où la logique se brise, une errance haletante aux frontières de l’inexplicable, du rire et de l’effroi.
Note d’intention — Maxime Taite
Dès la première lecture du Chien, la nuit & le couteau, une sensation s’impose : la peur. Une peur sourde, presque primitive. Et avec elle, quelque chose de troublant — une fascination. Celle du désir, dans ce qu’il a de plus violent, de plus obscur.
Ce qui m’attire dans cette pièce, c’est cet endroit instable où tout bascule. Un monde où les repères moraux vacillent, où la rencontre avec l’autre devient menace, où le désir lui-même peut se déformer jusqu’à la monstruosité. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir une question qui me poursuit : que reste-t-il de nous lorsque nous cédons à la violence ?
M. traverse ce monde comme on traverse un cauchemar. Il cherche à comprendre, à s’accrocher à quelque chose qui ferait sens, mais tout lui échappe. Sa solitude m’est familière. Cette tentative de tenir debout dans un monde qui ne répond plus aux mêmes règles, cette hésitation constante — résister ou basculer à son tour.
C’est pour cela que cette pièce doit passer par le plateau. Parce que ces questions ne sont pas seulement intellectuelles — elles sont physiques. Elles passent par les corps, par leur déformation, leur épuisement, leur brutalité.
Le travail avec les masques est né de cette nécessité. Ils permettent à l’acteur de quitter le corps quotidien, d’abandonner le contrôle, pour aller vers quelque chose de plus instinctif, de plus animal. Les figures que rencontre M. se ressemblent, comme si elles appartenaient à une même matière. Ce qui change, c’est leur manière d’être au monde, leur manière de bouger, d’attaquer, de désirer. Le masque efface les frontières, il trouble l’identité.
L’espace, lui, n’est jamais tout à fait réel. C’est un lieu de passage, un endroit suspendu, entre rêve et cauchemar. Et la lumière en est le fil. Elle ne se contente pas d’éclairer : elle dessine, elle sculpte, elle transforme. Car c’est peut-être là que réside le désir le plus profond de ce travail : traverser la nuit, la violence, l’absurde — et malgré tout, continuer à chercher une forme de lumière.
Soutiens
Ville d’Angers — Ville de Bouchemaine — TMA
Direction Artistique
Artistes Interprètes
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Dates passées
2025
28 mars - Le Qu4tre - Angers (49)
13 et 14 mars - Les Folies Angevines - Angers (49)